jeudi 21 janvier 2010

TOULOUSE EAT OUT 2010 (PART I)

Asie
L'Empereur de Hué (17, rue des Couteliers)
Menu : 36€
Toute la subtilité de la cuisine vietnamienne revisitée avec brio par Sarah Truong. Un de nos restaurants préférés à Toulouse.

Sukhothaï (37, rue Matabiau)
Menu : 33€
On a peu l'habitude de s'attarder rue Matabiau mais la finesse et les saveurs de la cuisine thaïlandaise valent le détour.

Brasserie
Le Pyrénéen (14, allée du P. Roosevelt)
Carte : 30-50€
On y vient de génération en génération pour le cadre Art-Déco, la joyeuse atmosphère, le service inimitable...et les plats immuables de la cuisine de brasserie : fruits de mer (rarement préparés avec le sourire par l'écailler, dommage), rognons de veau, tête de veau ravigote, côte de boeuf (nous préférons l'entrecôte), parillade de poissons...

Terrasse
Le Pic Saint-Loup (7, rue Saint-Léon)
Menu : 28€
Un des secrets les mieux gardés de la ville rose : une adorable terrasse pour les beaux jours et surtout une cuisine enthousiasmante et d'un rapport qualité-prix imbattable (15€ pour le menu du midi, vous ne trouverez pas mieux à Toulouse).

L'Air de Famille (20, place Victor Hugo)
Menu 11-18€ à midi, compter 40€ à la carte le soir
Venez humer l'atmosphère du marché Victor-Hugo et retrouver ces produits à l'ardoise de ce joli bistrot.

Entrecôte
Le Rowing (19, Allée Alfred Mayssonnie)
Menus : 18-29€
Tout simplement la meilleure entrecôte de la ville, grillée au feu de bois sous vos yeux, tout comme les magrets ainsi que les poissons l'été à l'ombre des saules pleureurs en bord de Garonne.

Chez Carmen (97, Allées Charles de Fitte)
Menu : 19€
On ne présente plus cette institution toulousaine, temple pour carnivores façon brasserie et nappes à carreaux.

vendredi 11 décembre 2009

NEW-YORK 2009

Sleeping
The Maritime Hotel (363 West 16th Street)
Stratégiquement placé, sa situation permet de profiter du charme de Chelsea et ses galeries d'art, du très en vogue Meatpacking (shopping, restos et bars) puis de flâner dans le "so cute" West Village.
La déco d'inspiration " croisière" des chambres est plutôt réussie même si l'espace demeure restreint. Le lobby est très accueillant et l'hôtel propose 2 restaurants et plusieurs bars joliment fréquentés.

Coffee Break
Café Sabarsky (1048 Fifth av. at 86th Street)
Prétextez une visite à la Neue Gallery, au demeurant formidable vitrine de l'art austro-germanique du début du XXème siècle (Klimt et Klee notamment sont exposés), pour profiter de l'atmosphère "brasserie XIXème" et vous délecter des patisseries (apfelstrudel à tomber), chocolats ou cafés d'inspiration viennoise.

Steakhouse
Peter Luger (178 Broadway, Brooklyn)
Craftsteak (85 Tenth av.)
Au sortir d'un déjeuner chez Peter Luger, invariablement élu chaque année meilleur steakhouse de la ville (ce qui a transformé cette institution de Brooklyn en attraction pour touristes du monde entier), nous étions prêts à joindre nos voix au jury... C'était sans compter sur un mémorable Ribeye grass-fed beef au Craftsteak de Tom Colicchio: toute la saveur et le caractère d'une viande nourrie d'herbe fraîche et de grands espaces (ajoutez une purée du tonnerre pour accompagner et un amour de tarte chocolat et noisette pour finir)... un grand moment pour carnivore. Le meilleur steakhouse de NYC se trouve désormais downtown !

Pasta bling-bling
Del Posto (85 Tenth av.)
Bienvenue au sein du navire amiral de la flotte de restaurants new-yorkais de Mario Battali, ou la superproduction d’un tycoon de la restauration.
Côté cuisine c’est aussi un blockbuster de cuisine italienne scénarisé façon hollywood : des cuissons au millimètre, des produits au top et une mise en scène au cordeau : parfaits légumes d'automne snackés, noisettes et truffes; superbes capellacci à la citrouille, lait d'amande, truffe noire et sauge séchée; une côte de veau d'anthologie (salsifis grillés,chou noir, porcini rôti et réduction de Barolo) et un happy end de dolci.
Blockbuster qui cartonne donc.

Dating
Allen & Delancey (115 Allen Street)
En plein cœur de Lower East Side, le quartier qui monte (le nouveau Meatpacking ?), Allen & Delancey s’impose comme l’adresse idéale pour un rendez-vous galant ambiance brique et boiseries. La cuisine se met gentiment au diapason (on vous recommande les cocktails pour commencer, ils sont fameux) : radichio Trevisano croquants, surprenante saucisse et citron vert aux inspirations asiatiques (riz noir, bok choy…) et rafraîchissante banane Pavlova (crème de banane, fruit de la passion et noix de coco grillée) pour finir.

Rock DJ
W-D 50 (50 Clinton Street)
Autant vous le dire d’emblée, on est carrément fan de Willy Dufresne, cuisinier rockeur aux faux airs de John Lennon débonnaire, chef d'orchestre d'un resto façon saloon revisité et qui vit sa cuisine comme une symphonie décoiffante et planante, d’une créativité sans filets mais toujours superbement maîtrisée.
En pratique, ça commence par une mélodie pop gentiment acidulée : cannelloni de sublimes crevettes, daikon qui croustille, notes mentholées rafraîchissantes et pétillante canneberge. Arrive ensuite le refrain qui repasse en boucle dans notre mémoire depuis : tendre émotion de saint-jacques grillées-pochées dans un bouillon à base d'aiguilles de pin et de brocoli chinois, les pétales de radis qui craquent et le zeste de pamplemousse qui qui swingue.
En bonus track, il faut absolument qu’on vous parle de la longe de porc de notre voisin : viande d’une douceur à se damner, beignet à la purée de carvi croustifondant, poireaux caramélisé et une émulsion moutarde-noix de coco… énorme !
Pour conclure, une petite merveille de brioche caramélisée, délicate mélodie pop ou les dernières notes d’un album définitivement en front-row de notre hit-list.

New-York, New-York !
Jean-Georges (1 Central Park West)
Jean-Georges Vongerichten, king of NYC ? Definitely ! Son restaurant, salon chic pour beautiful people offre une vue panoramique sur Central Park et Columbus Circle. Mais il demeure avant tout l’un des meilleurs restaurants de la ville (3 macarons) et certainement le meilleur rapport qualité-prix pour une cuisine haute-couture d'une précision inouïe et d'une limpidité admirable.
Son menu d’hiver est une balade féerique à travers ce pays qui a définitivement adopté l’alsacien : somptueux caviar américain (sur lit d’œuf mollet et aneth), délicates saint-jacques crues de Nantucket Bay (jus de canneberge et wasabi), incroyable précision de la cuisson d’un maigre (juste rehaussé d’une purée de vitelote et piment noir de Poblano) ou d'un homard du Maine (marrons glacés, piment d'Espelette et beurre de cognac), et conclure, pour amateurs de gibier, sur un retour de chasse et une superbe viande de renne (déglacée au madeire, émulsion de fruits rouges, broccoli). Les douceurs finales parachèvent la revue. Des étoiles plein les yeux, New-York est à vos pieds ce soir...

mardi 24 novembre 2009

La Falaise

Cahuzac sur Vère (81)
Genre : atelier d'artiste
Prix : menus de 19€ à 56€

Au détour d'une parcelle de vigne du gaillacois, un restaurant de bord de route qui ne paie pas de mine (une grande maison sans charme des années 70)... l'accueil est austère et quel casse-tête pour se décider puisque toute la table doit choisir le même menu : de quoi tout bonnement repartir en courant !!!
Timidement le service s'en excuse : pour délivrer au mieux sa prestation, le chef doit maîtriser sa partition... On devine sans peine le caractère tourmenté du propriétaire des lieux !
Puis doucement, les amuses-bouches commencent à titiller notre intérêt avant que l'entrée ne nous voie carrément enthousiastes : ascetique foie gras poché dans un fumet au rau ram qui vient délicatement booster l'ambiance, rutabagas et pak choy complétant ce tableau d'ici et là-bas.
Composition suivante : filet de rouget grillé à la perfection rehaussé de citron confit, douceur de butternut sur courge spaghetti contrebalancée fort à propos par la légère amertume d'un bouquet de cresson tout frais cueilli.
La cuisine de Guillaume Salvan pourra en dérouter certains par son minimalisme voire son aridité mais elle se révèle formidablement cohérente et parfois ébouriffante de maîtrise et de technique.
Une vraie révélation !

mardi 17 novembre 2009

Le Boulingrin

Reims (51)
Genre : brasserie juste comme il faut
Prix : formules 18-28€, 30-50€ à la carte

Je ne sais pas vous mais nous on est fan de cette atmosphère "grande brasserie à papa" : un décorum banquettes flamboyantes et zinc rutilant, de l'animation en costume-cravate et un service le petit doigt sur la couture du pantalon dirigé par un chef de salle un rien paternaliste pour finalement se sentir comme à la maison.
Alors on s'encanaille avec des harengs pommes à l'huile et un Chiroubles pour commencer... et on se ressert ! C'est ensuite un plaisir immuable de retrouver la "fameuse" andouillette AAAAA et ses pommes frites maison comme un vieil ami à qui l'on rend visite à chaque fois qu'on est de passage dans le coin.
Pour prolonger ces petits moments de plénitude, les desserts sont classiques mais de bonne facture (tarte fine aux pommes, tarte au citron, profiteroles au caramel au beurre salé...).
C'est quand notre prochain séjour en Champagne ?

jeudi 12 novembre 2009

Chez Alphonse

Limoges (87)
Genre : rétro-bistro
Prix : 25-35€ à la carte

Chez Alphonse ou l'étape limousine telle qu'on l'avait rêvée, image d'Epinal du bistrot d'antan : zinc, banquettes et nappes à carreaux.
Derrière les halles, les produits de nos campagnes n'ont qu'une rue à traverser pour défiler en beauté : tripes, crépinette de pied de cochon, croustillant de tête et longe de veau, morue à la limousine...
Sans chichis et en toute générosité la terrine de cochon se partage à la bonne franquette et ça tombe bien parce que comme on dit ici, elle est à se taper le cul par terre !
A peine le temps de s'éclaircir le gosier d'un Brouilly de derrière les fagots que déboule une merveille de côte de veau (600g au garrot) et son onctueuse purée maison.
Réjouissez-vous s'ilvous reste encore un peu de place... à elle seule, l''île flottante vaut le détour !

mercredi 30 septembre 2009

Le Cinquième Péché

Samedi 5 septembre, dîner
Le Cinquième Péché (Collioure, 66)
Avec qui : amours
Menus : 37€-50€

Collioure : ses anchois, sa sardane, son incessant ballet de cars de touristes et...la cuisine de Masashi Iijima, ébouriffant mix d'ici (le Roussillon) et là-bas (le Japon).
La base de cette cuisine c'est d'abord l'extrême attention portée au produit : pour commencer, des brochettes d'un somptueux saumon juste découpé façon Soleil-Levant et discrètement assaisonné genre bonbons pour une dinette sur le pouce.
Ensuite, place à la technique et au talent de Masashi Iijima (école Michel Bras) pour une ventrêche de bonite et foie gras poêlé d'anthologie : un poisson éclatant de fraîcheur et de finesse et l'ultra-précision de la cuisson du foie, révélant délicatement de subtiles notes confites voire fumées.
Non, ce n'est pas le mont Fuji mais toujours le Canigou que vous apercevez...

lundi 28 septembre 2009

O Bontemps

Vendredi 4 septembre 2009, déjeuner
O Bontemps (Magalas, 34)
Menus : 30€ - 65€
Avec qui : amours, amis

Après avoir sorti le microcosme gastronomique régional de sa torpeur avec son ex-compère Fabien Lefebvre à Beziers (l'Octopus), Olivier Bontemps a choisi, au milieu des vignes languedociennes, le petit village de Magalas pour laisser libre cours à son énergie et sa générosité.
Et l'on sent Olivier comme un poisson dans l'eau, (enfin?) chez lui, au four et au moulin (en salle et en cuisine) pour faire vivre et partager sa passion.
S'inspirant de l'esprit du lieu (l'ancienne boucherie du village), la cuisine s'est délestée des flonflons et oripeaux de nos cantines branchouilles pour s'évertuer à retrouver la quintessence des produits : douceur craquante d'une compotée d'aubergines, oignons confits et chips de potimarron; crousti-fondante poitrine de cochon à se damner et pour finir gaufre tiède (un poil trop cuite cependant) aux fruits rouges mélancoliquement évocatrice de goûters d'enfance...
Promis on reviendra parce qu'en plus la cave est pleine de promesses et nous n'avons pas pu tout goûter !